L’assurance maladies graves, un choix tout simplement judicieux
L’assurance maladies graves est souvent un élément négligé de la planification financière personnelle, de nombreux Canadiens n’en connaissant que très peu la véritable valeur. Pourtant, lorsqu’elle est envisagée de façon réfléchie aux côtés de l’assurance vie et de l’assurance invalidité, elle peut jouer un rôle déterminant dans la protection de votre revenu et offrir un soutien essentiel pendant les périodes difficiles.
Trop souvent, lorsque les avantages et les bénéfices de l’assurance maladies graves ne sont pas pleinement compris, il s’agit de la première protection à être écartée lors de l’examen des options d’assurance. Toutefois, une fois son importance et son impact potentiel bien reconnus, de nombreuses personnes choisissent d’en faire un élément indispensable de leur plan de protection, refusant de se priver de la tranquillité d’esprit qu’elle peut offrir.
Origines de l’assurance maladies graves
L’assurance maladies graves a été « inventée » en Afrique du Sud dans les années 1980 par le Dr Marius Barnard (qui faisait partie de l’équipe qui a réalisé la première transplantation cardiaque entre êtres humains). Le Dr Barnard a réalisé que grâce aux percées modernes en médecine, de plus en plus de gens allaient survivre à des affections graves… mais a, par la suite, constaté que bon nombre de ses patients n’avaient pas les fonds nécessaires pour payer ce qui pouvait leur donner de meilleures probabilités de survie, notamment :
un soutien pour alléger le fardeau des obligations financières immédiates (prêts hypothécaires, dettes, factures d’hospitalisation, etc.);
les frais médicaux supplémentaires ou complémentaires qui ne sont pas pris en charge par les régimes publics ou privés;
les rénovations apportées au domicile de la personne recevant des soins pour l’adapter à sa condition physique;
la couverture des dépenses quotidiennes liées à un arrêt de travail prolongé – il s’agit d’un aspect que les employeurs ne prennent pas toujours en charge;
l’impossibilité de travailler le même nombre d’heures ou d’exercer la même profession qu’avant, ce qui entraîne un manque à gagner;
de longues vacances avec les proches pour célébrer la guérison.
Les avantages de l’assurance maladies graves
Comme mentionné, l’assurance maladies graves peut aider à offrir au titulaire de police une couche supplémentaire de protection du revenu et une tranquillité d’esprit, sachant que ses finances bénéficient d’une certaine protection dans une période déjà difficile. Certains des avantages de l’assurance maladies graves peuvent comprendre :
Recevoir un paiement forfaitaire libre d’impôt au moment du diagnostic d’une affection « grave » couverte. L’assurance maladies graves couvre généralement des maladies importantes comme le cancer, la crise cardiaque, l’AVC, l’insuffisance rénale et, dans certains cas, jusqu’à 26 affections différentes.
À titre de titulaire de police, vous pourriez recevoir le paiement directement et disposer d’une entière liberté quant à l’utilisation des fonds, au moment et de la manière qui vous conviennent.
Des garanties facultatives, moyennant une prime additionnelle, peuvent permettre le remboursement de vos primes si vous demeurez en santé et sans réclamation, vous permettant d’utiliser cet argent pour la retraite ou d’autres objectifs.
Si vous êtes propriétaire d’une entreprise, l’assurance maladies graves peut contribuer à protéger vos activités en aidant à atténuer les répercussions financières liées à la maladie grave d’un employé clé.
La couverture d’assurance maladie graves peut aider à réduire le besoin de liquider des placements ou de perturber votre épargne-retraite si une maladie importante survient.
Risque pour la planification des placements
Vous avez travaillé fort pour accumuler des placements — c’est excellent! Mais avez-vous pensé à ce qui pourrait arriver à votre épargne durement gagnée si vous n’êtes pas protégé par une assurance maladies graves? Examinons un scénario : imaginez une personne de 45 ans qui dispose d’une épargne à long terme importante, mais d’aucune couverture d’assurance maladies graves. Si elle s’est rétablie avec succès d’un cancer, mais qu’elle doit accéder à 50 000 $ pour soutenir son retour à la santé, sa seule option pourrait être de retirer des fonds de son RÉER. Quelles répercussions cela pourrait-il avoir sur sa stratégie globale de placement?
Les retraits de votre RÉER sont permanents — une fois les fonds retirés, vous ne pouvez pas les cotiser de nouveau, ce qui entraîne la perte de droits de cotisation précieux.
Il pourrait être nécessaire de vendre des actifs de placement à un moment inopportun, ce qui pourrait cristalliser des pertes si les marchés ont reculé.
Pour accéder à 50 000 $ après impôt, vous devriez retirer environ 77 000 $ de votre RÉER, en supposant un taux marginal d’imposition de 35 % — ce qui met en évidence l’incidence importante de l’impôt sur votre épargne.
Le montant retiré ne bénéficie plus de la croissance composée à l’abri de l’impôt. Par exemple, laisser 77 000 $ investis à un taux de croissance annuel avant impôt de 5 % jusqu’à l’âge de 65 ans aurait pu augmenter la valeur de votre RÉER de 204 303,92 $ de plus.
Un retrait aussi important pourrait vous obliger à reporter votre retraite ou à accepter un revenu de retraite réduit, ce qui aurait une incidence sur votre sécurité financière à long terme.
Quelle est la probabilité de souffrir d’une maladie grave au cours de votre vie?
Si vous hésitez encore quant à l’importance de souscrire une assurance maladies graves, voici quelques statistiques à considérer :
Pour une personne de 35 ans en bonne santé, 31 % des hommes et 23 % des femmes souffriront d’une maladie grave avant l’âge de 65 ans. (1)
On s’attend à ce que 2 Canadiens sur 5 reçoivent un diagnostic de cancer au cours de leur vie. (2)
En 2024 au Canada, l’âge moyen d’un bénéficiaire de prestations était de 52,7 ans, et seulement 33 % des prestations ont été versées à des personnes âgées de 61 ans et plus. (3)
Plus de 1,5 million de Canadiens vivent avec un cancer ou sont exempts de cancer jusqu’à 25 ans après un diagnostic de cancer. (4)
Malgré ces statistiques, seulement 8 % des Canadiens détiennent une assurance maladies graves (5) — et ce, à un moment où une jeune personne en bonne santé pourrait obtenir une couverture jusqu’à 65 ans, prévoyant un paiement forfaitaire libre d’impôt de 50 000 $, pour moins de 50 $ par mois (6). Bien que les prestations d’assurance maladies graves soient généralement reçues en franchise d’impôt, le traitement fiscal peut varier selon la structure de propriété de la police, y compris les arrangements détenus par une société ou à propriété partagée, ainsi que les règles actuelles de l’ARC. Avec le dépistage plus précoce de certaines maladies et l’amélioration des options de traitement, n’est-ce pas logique?
En fin de compte, vous protéger, vous et vos proches, contre les répercussions financières d’une maladie grave va au-delà de la tranquillité d’esprit — il s’agit d’aider à soutenir la stabilité lorsque la vie vous réserve des imprévus. L’assurance maladies graves offre un filet de sécurité qui peut aider à préserver votre épargne, à maintenir votre qualité de vie et à vous permettre de vous concentrer sur votre rétablissement plutôt que sur vos préoccupations financières. À mesure que les soins de santé progressent et que les risques demeurent, prendre des mesures proactives aujourd’hui pourrait faire toute la différence pour votre sécurité future.
Notes et références
1. iA Groupe financier. « L’assurance maladie grave en entreprise pour protéger les actifs » 2023.
2. SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER. Vue d’ensemble des statistiques sur le cancer, [En ligne], sans date.
3. SUN LIFE. Comprendre les règlements d’assurance maladies graves, [En ligne], sans date.
4. SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER. Un nouveau rapport de la Société canadienne du cancer révèle que plus de 1,5 million de personnes sont ou ont été atteintes d’un cancer, [En ligne], sans date.
5. iA Groupe financier. « L’assurance maladie grave en entreprise pour protéger les actifs » 2023.
6. Compulife. 2023.
